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25.04.2008

Il y a un an, il y a 40 ans

                       

C’était il y a un an.

En pleine campagne présidentielle, après les appels au drapeau d’une candidate, le candidat Sarkozy remettait sur le devant de la scène la notion d’identité nationale.

 

C’était il y a 40 ans.

 

Un rouquin doué venu d’Allemagne galvanisait ses troupes pour les mener dans une aventure de Mai dont la France se souvient.

Sa réponse à ses détracteurs d’alors était d’entonner « L’Internationale ».

Si il y a un an, Nicolas Sarkozy proposait d’affirmer une identité nationale, son rêve n’était sûrement pas celui d’une « république froide sous la lumière de l’uniformité » que critiquait Yves Person dans la revue philosophique de Sartre dans les années 80.

L’objectif d’une telle affirmation se retrouvait dans son dernier grand meeting, à Bercy, lorsqu’il proposait de liquider cet héritage de Mai 68.

 

Cet héritage, c’est la honte de la France et de ses valeurs. C’est la victimisation incessante et instrumentalisée des immigrés.

Cet héritage se présentait comme celui des grands hommes de gauche du début du siècle qui approuvaient le joug colonial justifié selon eux par l’élévation nécessaire de peuples qu’à force de considérer victimes, ils considéraient finalement inférieurs.

 

Pourtant, un après, l’identité nationale a trouvé sa place dans l’esprit des Français.

Certains « bien-pensants » y dénoncent encore un racisme (inexistant) mais s’extasient pourtant sur des modèles venus de l’étranger.

Il faudra leur préciser qu’aucun pays, même pour eux qui se disent citoyens du monde, n’accepterait de remettre en cause son identité nationale : il remettrait en cause son indépendance.

 

Et comment reprocher au candidat « Français de sang mêlé » qui a fait cette proposition d’être fier de sa nation ? Cette nation qui appose dans toutes les villes son sceau « Liberté, Egalité, Fraternité », n’est-elle pas digne sinon d’amour au moins de respect ?

L’identité nationale est une fierté que l’héritage de Mai 68 a tenté de corrompre.

 

Elle est le rempart aux extrémismes :

- Celui de l’extrême droite, extrémisme intérieur, qui ne voit en l’étranger que menace et n’éprouve que rejet et haine. Elle n’adopte que la position du « rejet national » et vise l’uniformité.

- Celui de l’extrême gauche, extrémisme intérieur, qui ne voit en l’étranger qu’une victime. Comment alors donner le goût à la France , cette terre qu’ils ont voulu rejoindre volontairement ou contraints ?

- Celui des extrémistes de tous bords de l’extérieur, qui prennent conscience, qu’en France, la part obscure de leur culture d’origine ne saurait être tolérée, pour assurer le respect des droits de chacun.

 

L’identité nationale n’est pas un bloc, ni un grimoire, c’est un arbre aux fruits différents, variés. Des fruits riches de leur culture, gorgés de Martinique comme notre Césaire récemment envolé et honoré, abreuvés de Méditerranée ou gonflés de l’air du Nord, mais qui ont un tronc commun et solide : la liberté

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